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TRACER LES CONTOURS
LA CHAIRE DU LOUVRE

ConférenceMusée
Le à 19h00  -  AUDITORIUM DU LOUVRE  -  PARIS 01

INFORMATION

Gratuit Amis du Louvre Jeune Dans un texte de 1920, Aby Warburg exprimait l’espoir que se réalise une « alliance entre l’histoire de l’art et l’étude de la religion ». Ce voeu constitue le point de ...

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Gratuit Amis du Louvre Jeune

Dans un texte de 1920, Aby Warburg exprimait l’espoir que se réalise une « alliance entre l’histoire de l’art et l’étude de la religion ». Ce voeu constitue le point de départ approprié d’une série qui plaide pour la nécessité de se penche  sur les relations intimes entre les corps, les matériaux et les technologies dans les rituels de dévotion.
De la mimésis de l’architecture sacrée à la copie des textes, en passant par la répétition incarnée des rituels, deux dimensions fondamentales de la phénoménologie de la dévotion sont la reproduction et la sériation.
La culture matérielle du pèlerinage islamique est riche d’exemples – portant sur l’architecture, la matière sacrée ou les souvenirs portables –, qui ont souvent des liens avec des techniques et technologies
de production et de reproduction en série, telles que la gravure, le moulage et l’estampage, comme s’il s’agissait de reproduire les « impressions » éprouvées par les pèlerins eux-mêmes. Reflétant une croyance commune en la capacité de certains matériaux à agir comme médiateurs de l’aura efficace d’un individu, d’un lieu ou d’une relique, l’efficacité perçue des objets était, peut-on penser, renforcée plutôt que diminuée par la production en série.
Souvent, les objets en question se prêtaient à des pratiques de consommation multi sensorielles, très éloignées des pratiques d’observation désincarnées, telles qu’elles ont été cultivées dans la pensée post-Lumières et canonisées dans les galeries et musées modernes.
Cette alliance entre les rituels de dévotion incarnés et les technologies de production de masse pose la plus ancienne des questions, celle de la nature de la copie, d’une manière qui nous invite à considérer sa dimension moderne très ancienne.

Technologies de dévotion dans les arts de l’Islam : pèlerins, reliques, copies
Par Finbarr Barry Flood, New York University.

Tracer les contours
Les récentes controverses sur la représentation du Prophète Muhammad se sont focalisées sur les peintures figuratives. Ces dernières, néanmoins, étaient relativement rares et circulaient dans un milieu restreint. Le Prophète était généralement représenté de manière métonymique, par des images de l’empreinte de ses pieds ou de sa sandale par exemple. Des images furent ainsi produites en traçant sur du papier ou du parchemin le contour de la sandale du Prophète, sa relique la plus célèbre conservée à Damas. Ces tracés furent à leur tour copiés, générant une série d’images en chaîne, que l’on pensait être capables de transmettre le pouvoir protecteur de la relique d’origine. Le phénomène soulève de nouveau la question de la nature des images, des copies et de leur médiation au seuil de la modernité.


Table ronde en lien et en entrée libre lundi 14 octobre à 19h à l'auditorium du Louvre avec Walid Raad, artiste, Yannick Lintz, musée du Louvre et Jérémie Koering, CNRS.

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